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La France interdit la vente dans les animaleries : ce que le nouveau plan anti-cruauté signifie pour les propriétaires d’animaux

Le chaton assis dans la vitrine d’une animalerie appartient désormais au passé. Il en va de même pour l’inscription d’un caniche à côté d’un canapé d’occasion sur le marché libre. Ces scènes étaient autrefois courantes, mais elles sont désormais dans la ligne de mire du gouvernement.

La France lance un plan anti-cruauté sans précédent. Le gouvernement a présenté 12 initiatives concrètes dont le but est de changer la manière dont les chiens et les chats sont achetés, soignés et gardés. Ce n’est pas seulement une théorie. Cela affecte directement la vie quotidienne de votre animal. Vous trouverez ci-dessous une analyse détaillée sans jargon politique.

Failles dans les ventes illégales d’animaux de compagnie

Techniquement parlant, la vente de chiens et de chats en animalerie est illégale depuis le 1er janvier 2024. En réalité ? Rien n’a changé. Sans mesures d’exécution spécifiques, les autorités ne peuvent pas punir efficacement les criminels. C’est juridiquement absurde. Le gouvernement a finalement résolu le problème en publiant les documents nécessaires en quelques jours.

Les magasins qui gardent des chiots dans leurs vitrines font désormais l’objet de graves poursuites. Fini les vagues avertissements.

Internet devient également de plus en plus restreint. Les grandes plateformes de petites annonces sont invitées à leur rappeler ces règles. Une campagne nationale de régulation menée par la DGCCRF (Agence française de protection du consommateur) débutera cet automne. L’objectif est de lutter contre les ventes illégales, les élevages clandestins et le commerce dissimulé dans les listings de vélos et de meubles.

Il est révolu le temps où il fallait cliquer sur « embaucher » comme sur un bouton « ajouter au panier » pour les employés potentiels.

Augmentation des amendes pour les maltraitants d’animaux

C’est la partie que les gens attendaient. La cruauté intentionnelle envers les animaux passe de la quatrième à la cinquième classe de contraventions.

Transformons-le en argent. L’amende maximale pour les agresseurs s’élève à 1 500 euros. S’ils recommencent ? Cette amende est doublée pour atteindre 3 000 euros. Nous espérons que cette crise financière fera fuir ceux qui considèrent encore les animaux de compagnie comme des objets jetables à jeter sur les aires de repos des autoroutes avant les vacances.

Le système juridique fait également l’objet d’une mise à niveau. Les policiers et les gendarmes reçoivent une formation complémentaire pour gérer les cas d’abus. L’École nationale de la magistrature introduit un module obligatoire. Cela garantit que la police, les juges et les procureurs utilisent la même langue lors de la réception du rapport.

On parle également de créer une base de données nationale pour que les agresseurs condamnés n’achètent plus d’animaux. Les refuges et les éleveurs pourraient accéder à ces informations de sécurité. L’idée est simple : empêcher les propriétaires abusifs de faire de nouvelles victimes en quelques semaines.

Redéfinir la propriété responsable

D’ici septembre de cette année, le gouvernement prévoit de publier une « liste positive » des espèces non domestiques que les individus sont autorisés à détenir. Si une espèce n’est pas répertoriée, elle est interdite comme animal de compagnie.

Les chats et les chiens ne figurent pas sur cette liste – ils sont domestiqués. Mais les principes sont importants. On ne peut pas adopter un être vivant sur un coup de tête.

Les réglementations concernant les foires et expositions d’animaux deviennent également plus strictes. L’objectif est de réduire les achats impulsifs. Des normes plus élevées sont attendues en termes d’hygiène, de transport et de bien-être animal. Le nouveau label d’élevage responsable aide également les adoptants à reconnaître les professionnels consciencieux qui privilégient les soins vétérinaires et la santé animale.

Les deux autres mesures touchent plus directement les propriétaires actuels. Premièrement, le cadre juridique permettant d’enterrer des animaux de compagnie sur votre propre propriété sera rétabli. Deuxièmement, des réglementations plus strictes seront mises en place pour protéger les chiens et les chats pendant les vagues de chaleur. Cela inclut le pouvoir d’annuler des événements à haut risque lors de conditions météorologiques extrêmes. C’est une mise à jour opportune pour les mois d’été.

Les choses qui ne changent pas et les choses qui changent

Ce plan ne résoudra pas tous vos problèmes du jour au lendemain. Un garde-corps a cependant été installé, ce que les associations animalières réclamaient depuis plusieurs années.

Nous voyons :
* Sanctions crédibles contre les agresseurs.
* Gestion améliorée des ventes en ligne.
* Pratiques d’élevage réglementées.
* Mesures contre la chaleur.
* Un fonds de dotation de 10 millions d’euros pour soutenir les petits refuges.

La grande question demeure : le timing. Combien de ces décrets seront effectivement adoptés d’ici la fin de la législature actuelle ?

D’ici là, la protection la plus efficace pour votre animal. L’habitude de réfléchir à deux fois avant de ramener un compagnon à la maison ne peut être imposée par la loi. Mais au moins, la loi ne ferme plus les yeux.

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